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Carnets du
tendre pour année en déroute.
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>> l’été – l’automne 05 (en cours)
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Elle m'offre du chocolat, il me prend par la taille, elle
m'embrasse sur la bouche, il m’embrasse sur la bouche, elle est une maman, il
me dit que son cœur est pris, elle part pas en week-end avec moi, il m'invite a
dîner, elle a le nez bouché au téléphone, il va me faire un disque, elle a
une belle robe de princesse (elle à 21 ans), il a encore fait un
rêve, elle est sa chère, il a beaucoup été pour elle, elle ne veut plus
les voir, il est là, elle est trop concentrée sur scène, elle lui donne son cœur
de poulet, il me plait, elle lui dit, il veut pas, elle boit un coup et rentre un
sourire doux sur les lèvres, comme du chocolat – malgré tout.
(tout petit monde, mais si amourable parfois, qui est le
mien)
BOUCLE BOUCLEE ?
W + B = Walter Benjamin ?
(Halite aux tee-shirts de propagande)
(l’odeur de Léonard Cohen
comme une écharpe chaude
dans mon cou – ses mèches)
Mardi 11 octobre
Etre embrassée pour être embrassable
That’s the rule.
Christian à Chartres
Rita à Poitiers
Walter à Port-Bou
The Chap à Toulouse
Si je ne suis pas beaucoup par là en ce moment,
je n’ai pas su être là-bas ce week-end non plus.
De retour : soon
(en retraite hardworkeuse)

Et on écoute Don Cherry et Charlie Haden.
Et on est contents.
Jeudi 1er septembre
L’anniversaire, bientôt
(bouh qu’il est pas beau)
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Il parle des filles « rock’n’rollables »
Il paraît qu’on dit « A & O »
On dit qu’il a une sœur adorée, Luzie
« Je lui fais une ceinture de mes bras. Et de ma
bouche, une broche que je lui agrafe sur les seins »
Une obscénité, au moins, par page.
« Elle lui pose délicatement la main sur le … (ah, le
nez est ici)… front. Et dès cette nuit prends le avec toi dans la
baignoire. »
“A toi je me montrerai toute habillée. Jamais personne n’a
vu Ann’Ev habillée. Pour toi je le ferai. »
Je veux lire « La République des savants »
Je veux lire « Soir bordé d’or »
Baby Lonia à Babylone.
*
C’était mon dernier saut vers le Sud.
J’avais avec moi au moins trois kilos de lectures.
Je n’ai lu qu’un article de 120-130 grammes sur Arno
Schmidt
Et quelque chose comme une douceur infinie dans les yeux
verts d’un homme.
(Klimperei partout, itou, et celui où il y à Joseph –
l’importance)
Il aurait pu faire un bon mari. Il m’a même surpris avec
ses attentions, le garçon. Seulement : il ponctue trop souvent sa
conversation de mots d’anglais et ce sans élégance. Je n’ai pas essayé
d’embrasser le petit mari. Il pouvait se brosser : n’a pas le souffle
d’Arno Schmidt qui veut (et que dire de la force et du manque des textes de
Pierre ; l’absence du goût du jeu ?).
ARNO TOUS LES SOIRS AU GOULOT (la baffrade, avant de
repartir)
« Tu feras comme il te semblera bon ; j’adore
être prise en main »
« Si on ne s’entend pas, il faudra s’écouter. »
« Se dérober : oui mais sans rien dessous. »
Toute une soirée en danseuse avec Pierre.
Alors que le train chemine, je lis ses pages,
une à une, sans pouvoir m’en défaire.
Dedans, les muscles, l’effort, l’avant
et mille milliards de rayons de vélo
qui font un vacarme insensé
et résonnent dans mon crâne.
Ce qu’il écrit bien !
De vrais coups de poings.

(rester son inconditionnelle admiratrice
et lui souhaiter la publication
– sérieuse cette fois-ci –
qu’il mérite)
Un mur m’a abritée du vent
offert un feu d’artifice,
étendue, entendue
et rendue au monde.
Je suis de retour !

(un petit caillou
continue à rouler
dans mon cou)
Port-Bou
Port-Doux
Port-Deuil
C’est chez lui

C’est chez moi aussi.

Mon bout.
Mon début.
(émue)
Sinon :
Ça écrit, ça bouge, ça vit.

Yeah.

Je sais
aujourd’hui
ce qui
/la douceur
(tout tendre vers)
laisse là :
l’excitation.
c’est cela.
Seule et
prête.
.
Vendredi 1er juillet
« La musique je préfère en rêver que cauchemarder à
en faire »
Vu Les Invisibles de Thierry Jousse et toute ma cartographie se trouvait là. : l’érotisme des voix mouillées, le désir, l’obsession, la compulsion ; mais aussi les petites mèches de cheveux dans les nuques, les peaux blanches, les mains et leurs veines ; l’archivage, l’écriture, l’inscription au risque de tout perdre. Et si il y aussi le visage de Jac Berrocal et la ritournelle de Prokofiev, des têtes et des voix connues en veux-tu en voila, la connivence ne se joue plus uniquement sur une gamme culturelle. (La culture, plus encore que le rock, m’est morte). Si le film n’est globalement pas très bon, ce qui s’y joue est très étrange pour moi. Sans les compter, je sais que toutes mes fondations s’y trouvent, et pourtant je doute de mon plaisir à les retrouver figurées. Peut-être que j’y reconnais trop de figures, justement, pour être emportée.
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Benjamine
a joué de la basse quand elle était adolescente. Maintenant, elle écrit.
Benjamine est un avatar Disco-Babel. Blog Discobabel. Contact.